02.06.2008

"IL EST INTERDIT D'INTERDIRE !"

En 68, nos admirateurs de la Liberté à tous crins, nous assommaient d'un de leurs slogans :"Il est interdit d'interdire !"

Alors que nous (enfin les "merdia" bobos), célébrons les quarante ans de cet évènement, ceux qui hurlaient ce slogan, sont aujourd'hui aux commandes de notre société : publicistes, patrons de presse, politiciens...Et ce sont les mêmes, qui pour notre santé ou sécurité, nous interdisent de boire, de fumer, de bien manger, de chasser, d'appeler "un chat, un chat...",avec leur "politiquement correct".

On ne dit plus, ou du moins on n'ose plus dire : "un noir, mais une personne de couleur, un aveugle, mais un non-voyant, un sourd, mais un mal-entendant..." Et j'en passe et des meilleurs.

Eux, qui il y a quatre décennies, mettaient à mal la société de papa, instaurent sous nos yeux, petit à petit un monde aseptisé, sécurisé,où la responsabilité personnelle, fait place à une infantilisation généralisée.

L'interdiction, se faisant pour notre bien, est la pire des hypocrisies.

Au Canada, par exemple, il est interdit de fumer chez soi ou dans sa voiture, si vous avez des enfants.
Bien sûr, on peut comprendre, que le législateur, s'occupasse de la santé de l'enfant, mais néanmoins, c'est une intrusion, de plus en plus importante, dans la vie privée.

La culture, qui est un peu leur "cheval de troie", pour pénétrer toutes les sphères de la société, est devenu le refuge de leur suffisance égotique; une contre-culture, en quelque sorte.

Les "soixante-huitards", qui rêvaient d'une société libertaire,où chacun, serait son propre maitre, sont en train, de créer un monde "liberticide", au contraire, à la "Orweil".

La démocratie (gouvernement convenant à des anges, selon le "docteur angélique"), aboutit soit à l'anarchie, soit à la tyrannie. Nous sommes, hélas, en train d'en voir la réalisation, sous nos yeux.

Ce retournement, de ceux qui il y a quarante ans, voulaient "changer le monde", n'est pas le moindre des paradoxes.

Il est donc plus que temps, d'en finir avec l'héritage de mai 68...Et de celui des "Lumières", notamment de l'utopie rousseauiste et du mythe du "bon sauvage" et d'apporter à nos contemporains, un vrai sens de la liberté, qui ne peut s'excercer qu'en société, et avec les autres. Ne l'oublions pas, l'homme est un "animal social", et à ce titre, ne peut faire, comme si, il vivait seul.

Mythe du "bon sauvage", que l'on retrouve dans toutes les utopies de 68, et qui aboutit à tous les totalitarisme...Toujours pour notre bien, il va sans dire.

Dans l'ouvrage collectif, paru aux éditions du Cerf, et intitulé "Le Livre noir de la Révolution", un des auteurs, ne fait-il pas le rapprochement entre Rousseau et son "Contrat Social, et l'apparition du Goulag et des camps de concentration?

Ce n'est donc pas la société qui pervertit l'homme, mais ce dernier, ne peut faire quelque chose de bien, que si, au contraire, il vit au sein de cette dernière.

Société, qui pour les royalistes, est un ensemble organique, où chacun à sa place, donnant de l'importance aux corps intermédiaires, avec à sa tête, un père, en qui chacun peut s'identifier, un roi.

La royauté étant le régime le plus adapté à la condition humaine, mélangeant liberté et autorité, protection et responsabilité personnelle...

Jean-François.

09.05.2008

MAI 68 : L'HERITAGE.

A l'heure où les médias de quelque bord politique, qu'ils soient, nous rabâchent les oreilles de  mai 68 et son influence sur notre société, il serait bon, de faire une sorte d'inventaire  de ce que cette "révolution" a laissée.

Depuis le début de l'année, on ne compte plus le nombre de livres, d'articles, qui nous livrent les souvenirs des uns et l'analyse des autres.

Dans notre société, où tout se consomme, même la révolution, mai 68, n'y échappe pas.

Jusqu'au magasin "Fauchon", temple du luxe, qui sort ces temps-ci un thé "Mai 68, au parfum de révolution".

Mai 68, comme toutes les révolutions, a été menée par des nantis, des "fils à papa", qui voulaient jouer à la panoplie du "parfait révolutionnaire".

Eux qui voulaient changer le monde, instaurer de plus justes rapports entre les hommes, se sont vite convertis à cette économie de marché, qu'ils haïssaient.

D'éleveurs de chèvres au Larzac, potiers en Poitou, ou fermiers communautaires, ils sont aujourd'hui, revenus de leurs illusions, en arborant les vétements de chefs d'entreprise, publicitaires, directeurs de grands journaux, qui font l'opinion.
Ils sont devenus ce que les sociologues appellent "les bobos", chefs de file de la "gauche-caviar".

Leur célèbre slogan "jouir sans entrave", est devenu celui de notre modèle ultra-libéral, pour qui rien de doit plus exister entre le consommateur et le produit.

Nous pensons qu'en consommant toujours plus, nous seront plus heureux, plus libres, alors  qu'au contraire, les produits que nous achetons, nous enchaînent impitoyablement.
C'est l'un des effets pervers de mai 68.

Notre société est "molle" et "dure" à la fois; molle par la pensée qui ne produit plus rien d'exaltant, de beau, de bien, de vrai; dure car les rapports entre les hommes, n'ont jamais été aussi âpres.

Par une fausse compréhension des rapports entre les hommes et les femmes, on a "tuer" le père et tout ce qu'il représente: l'autorité, le respect, l'altérité.
Nous en voyons les effets néfastes, autour de nous. Qui n'a pas de famille ou les parents se sont séparés,les enfants ballottés entre leur deux parent, familles décomposées, recomposées...Y compris jusqu'à notre Éducation Nationale, ou Jack Lang, n'a-t'il pas été jusqu'à vouloir interdire les mentions au bac, pour ne pas désavantager ceux qui n'avaient pas de bonnes notes.

Le fameux slogan "Il est interdit d'interdire", a eu comme conséquences entr'autre, l'irrespect des élèves vis-à-vis de leurs professeurs...Et jusqu'aux émeutes de 2005 (bien sur, je ne nie pas qu'il y ait des causes multiples à ces émeutes).
En effet, les jeunes impliqués dans ces émeutes, avaient et ont toujours une haine viscérale de tout ce qui touche de près ou de loin, à l'autorité, à la hiérarchie.

Alors, oui, il est plus que temps de tourner le dos à ce "grand vide existentiel ", qu'à été mai 68 !

Nous, royalistes, qui voulons mettre à la tête de l'État, un roi, donc un père, avec une famille, sommes les mieux à même, de proposer une autre alternative, à la crise morale, qui touche notre pays...Crise morale, fruit des évènements de 1968, lui-même héritier des fameuses "Lumières" du XVIIIe siècle, qui ont abouties à la Révolution dite française.

A place de notre devise nationale, abstraite, comme toutes les idéologies, nous pourrions proposer celle-ci : "Ne fais pas aux autres, ce que tu ne voudrais pas que l'on te fasse !", car il n'existe pas de vraie liberté, sans respect !

Jean-François.

 

21.04.2008

CRISE DU CREDIT : EXISTE T'IL UNE SOLUTION?

A l'heure, où le monde financier et économique, craint une crise proche de celle qui a ébranlé le monde occidental en 1929, il est peut-être temps, de songer à une alternative.
Nous voyons, que les aberrations du libéralisme sauvage, ont conduit à ruiner des petits propriétaires aux États-Unis, avec la fameuse crise des "subprimes", ces crédits à taux variables, qui finissent par étrangler ceux qui y ont souscrits.

De plus, l'affaire "Kerviel", a montrer, que le capitalisme boursier, donc spéculatif, fait courir un risque à l'économie mondiale.
Les États-Unis, sont les premières touchées, et les analystes financiers, prévoient que cette crise, dont on ne connaît pas encore les conséquences, vont toucher les pays dits émergents et l'Europe, fin de cette année et début 2009.

L'idée de ce billet, m'est venu, car lorsque je discute sur des fora royalistes, j'avoue être consterné, par l'attitude des royalistes, eux-mêmes, qui sacrifie sur l'autel du tout libéral.
Il est bien loin, le temps, où leurs aînés, face à l'industrialistaion croissante des  années 1840-70, se sont émus de la misère qui touchaient les pauvres de leurs contemporains.

Il faut dire, qu'ils étaient tous chrétiens, et que pour eux l'amour du prochain, voulait dire quelque chose.

 Ces mêmes hommes, à la suite de l'Eglise, quelquefois la précédent, ont élaboré une pensée économique, dont l'homme était le centre.

Cette pensée ou plutôt ce courant, s'est appelé le "catholicisme social", parfois appelé aussi "corporatisme", car il faisait grand cas, des organisations socio-professionnelles, sur le modèle des corporations du moyen-âge, abolies par la révolution, elle-même.

On a même pu parler à son encontre, de socialisme chrétien, terme qu'à revendiqué une de ces plus éminents représentants, le marquis de La Tour du Pin.

Dans la première moitié du XXe siècle, ce mouvement, a rencontré le "Personnalisme", d'Emmanuel Mounier,courant philosophique, mettant l'accent sur l'homme, non pas comme individu, mais comme personne.

Face aux grandes idéologies, qui ont écrasé la personne humaine, comme le communisme et le nazisme, des femmes et des hommes, se sont levés, pour défendre la valeur inestimable de la vie humaine.

Aujourd'hui, le monde est divisé (de moins en moins, il est vrai), entre deux systèmes économiques, antinomiques : le socialisme (devenu sociale-démocratie) et le  libéralisme.

D'un côté, le socialisme, qui, sous prétexte de justice sociale, nationalise l'économie, et c'est l'Etat, qui dirige tout, le fameux concept de l'État-Providence. La caricature de ce système, a été atteint par les "démocraties populaires de l'ancien bloc de l'est. De l'autre, le libéralisme, en insistant sur  la liberté et à l'individu, atomise complètement la société, livrant les travailleurs aux seules forces du profit. Le type même de ce système, c'est l'économie américaine.

C'est justement dans ces pays anglo-saxons, qu'est venue la contestation de ce système économique; reprenant les grandes idées du catholicisme social, mais en l'adaptant au monde d'aujourd'hui, ils sont à l'origine de ce que l'on nomme le "Distributisme". Ce courant économique, appelé aussi "troisième voie",dont les principaux représentants sont Gilbert Keith Chesterston et Hillaire Belloc.

D'après ce système économique, la propriété des moyens de production devrait être répandu le plus généreusement au sein de la population, plutôt que d'être centralisée sous le contrôle de quelques bureaucrates, comme dans le socialisme ou quelques riches individus, comme dans le capitalisme, qui tourne à la ploutocratie.

Le "Distributisme", donne une grande importance à la "subsidiarité" (que j'ai déjà traité plus haut) et à la solidarité. Ce courant défend l'importance du syndicalisme, non comme opposant les patrons et les ouvriers, mais plutôt comme un ensemble où patrons et ouvriers d'un même secteur professionnel, travaillent ensemble pour l'amélioration de tous. Il défend aussi, les PME, voir TPE, artisanales, grand vivier d'emplois. De même, il est pour la suppression pur et simple du système bancaire, ou tout au moins, de son fondement basé sur le profit. Il accorde une grande importance à la famille,qui est la cellule fondamentale de la société; société, composée de familles.

Le "Crédit social" , proche du "distributisme", désire, que le but du système monétaire ( le crédit), concoure à l'amélioration de la société (social). ce courant est très représenté au Canada, particulièrement au Québec.

En France, le distributisme, est pratiquement inexistant, pourtant des hommes (Philippe Maxence et Denis Sureau) et des revues (l'Homme Nouveau), des maisons d'édition (Ad Solem) pour la plupart, catholiques, s'intéressent à cette "troisième voie".

Il serait bon que nous, royalistes, qui proposons une autre alternative politique et institutionnelle, puissions être innovants aussi, dans le domaine économique et que nous ne nous ne contentions pas d'être conformistes. Bien sûr, je ne nie pas la réalité de notre monde,mais à notre niveau, là où nous sommes, nous pouvons tous faire quelque chose, comme soutenir des initiatives tel que le micro-crédit, l'économie solidaire...

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter les articles consacrés à ce sujet sur wikipédia. ici et

Jean-François.

26.03.2008

L'EUTHANASIE OU LA DERIVE EUGENISTE

712351572.jpgLa semaine dernière, Chantal Sebire, était retrouvée morte chez elle, après avoir demandé au chef de l'Etat, de mourir "dans la dignité".
Aussitôt et comme toujours, la presse s'est emparée de l'affaire, pour faire avancer le débat, sur l'euthanasie.
Des sondages ont fleuri ça et là, sur le net, pour prendre "la température" de l'opinion, et comme on sait très bien la manipuler, une majorité de français, se prononce pour.
Pourtant, des voix se sont exprimées, pour émettre des doutes, au moins y réfléchir, avec raison, et non avec passion, comme malheureusement ça c'est produit ces jours-ci.

Des évêques, des théologiens (mais c'est leur rôle), mais aussi des scientifiques et des médecins, disent que la loi de 2005, sur la fin de vie est une bonne loi, et qu'il faut développer partout où c'est possible, les soins palliatifs (la France, dans ce domaine, étant très en retard).

Certains n'ont pas hésité à parlé de dérive eugéniste, et l'on a clamé haut et fort, que c'était de la désinformation, eh bien, ce n'est pas si sûr, car en Belgique, où la loi est passée, des députés, voudraient étendre cette possibilité, aux mineurs et aux malades mentaux...Oui, oui, vous avez bien lu, on se croirait aux pires heures du nazisme.
Voilà, où mène une société, qui a perdu ses repères, et qui n'a plus pour objet, la dignité de la personne humaine.

C'est pourquoi, au risque de passer pour un horrible réactionnaire, je dis : attention, à ne pas ouvrir la boîte de Pandore, car nous ne savons pas jusqu'où peuvent aller nos "faiseurs d'opinion".
C'est comme avec d'autres sujets de société, les lobbies, sont très puissants, et c'est eux, qui, au détriment de la raison, et du Bien commun,font et défont les lois.

La démocratie, quand elle en arrive à ces dérives, ne vaut pas mieux que certains régimes totalitaires, mais c'est le risque, lorsque cette dernière, a sombré dans le clientellisme, et la dictature de l'opinion publique, menée par des lobbies.

Pour aller plus loin, vous pouvez vous rendre compte par vous-même, sur le site où j'ai trouvé l'information:

cliquez ICI

Jean-François.