02.06.2008

LES ROYALISTES ET MAI 68

On n'en finit plus de commémorer Mai 68, d'écrire sur le sujet, même les royalistes s'y mettent.
Votre serviteur, a écrit plusieurs billets sur le sujet.
Aujourd'hui et avec l'aimable autorisation du narrateur, J.P Chauvin, je mets en ligne des vidéos réalisées par et pour l'Alliance Royale.

On oublie souvent que les royalistes, quoique minoritaires, dans le paysage politique français, étaient présents dans les événements de Mai 68.

CHAUVIN-LES ROYALISTES EN MAI 68-1


CHAUVIN-LES ROYALISTES EN MAI 68-2

 

CHAUVIN-LES ROYALISTES EN MAI 68-3

CHAUVIN-LES ROYALISTES EN MAI 68-4
Jean-François.

"IL EST INTERDIT D'INTERDIRE !"

En 68, nos admirateurs de la Liberté à tous crins, nous assommaient d'un de leurs slogans :"Il est interdit d'interdire !"

Alors que nous (enfin les "merdia" bobos), célébrons les quarante ans de cet évènement, ceux qui hurlaient ce slogan, sont aujourd'hui aux commandes de notre société : publicistes, patrons de presse, politiciens...Et ce sont les mêmes, qui pour notre santé ou sécurité, nous interdisent de boire, de fumer, de bien manger, de chasser, d'appeler "un chat, un chat...",avec leur "politiquement correct".

On ne dit plus, ou du moins on n'ose plus dire : "un noir, mais une personne de couleur, un aveugle, mais un non-voyant, un sourd, mais un mal-entendant..." Et j'en passe et des meilleurs.

Eux, qui il y a quatre décennies, mettaient à mal la société de papa, instaurent sous nos yeux, petit à petit un monde aseptisé, sécurisé,où la responsabilité personnelle, fait place à une infantilisation généralisée.

L'interdiction, se faisant pour notre bien, est la pire des hypocrisies.

Au Canada, par exemple, il est interdit de fumer chez soi ou dans sa voiture, si vous avez des enfants.
Bien sûr, on peut comprendre, que le législateur, s'occupasse de la santé de l'enfant, mais néanmoins, c'est une intrusion, de plus en plus importante, dans la vie privée.

La culture, qui est un peu leur "cheval de troie", pour pénétrer toutes les sphères de la société, est devenu le refuge de leur suffisance égotique; une contre-culture, en quelque sorte.

Les "soixante-huitards", qui rêvaient d'une société libertaire,où chacun, serait son propre maitre, sont en train, de créer un monde "liberticide", au contraire, à la "Orweil".

La démocratie (gouvernement convenant à des anges, selon le "docteur angélique"), aboutit soit à l'anarchie, soit à la tyrannie. Nous sommes, hélas, en train d'en voir la réalisation, sous nos yeux.

Ce retournement, de ceux qui il y a quarante ans, voulaient "changer le monde", n'est pas le moindre des paradoxes.

Il est donc plus que temps, d'en finir avec l'héritage de mai 68...Et de celui des "Lumières", notamment de l'utopie rousseauiste et du mythe du "bon sauvage" et d'apporter à nos contemporains, un vrai sens de la liberté, qui ne peut s'excercer qu'en société, et avec les autres. Ne l'oublions pas, l'homme est un "animal social", et à ce titre, ne peut faire, comme si, il vivait seul.

Mythe du "bon sauvage", que l'on retrouve dans toutes les utopies de 68, et qui aboutit à tous les totalitarisme...Toujours pour notre bien, il va sans dire.

Dans l'ouvrage collectif, paru aux éditions du Cerf, et intitulé "Le Livre noir de la Révolution", un des auteurs, ne fait-il pas le rapprochement entre Rousseau et son "Contrat Social, et l'apparition du Goulag et des camps de concentration?

Ce n'est donc pas la société qui pervertit l'homme, mais ce dernier, ne peut faire quelque chose de bien, que si, au contraire, il vit au sein de cette dernière.

Société, qui pour les royalistes, est un ensemble organique, où chacun à sa place, donnant de l'importance aux corps intermédiaires, avec à sa tête, un père, en qui chacun peut s'identifier, un roi.

La royauté étant le régime le plus adapté à la condition humaine, mélangeant liberté et autorité, protection et responsabilité personnelle...

Jean-François.

09.05.2008

MAI 68 : L'HERITAGE.

A l'heure où les médias de quelque bord politique, qu'ils soient, nous rabâchent les oreilles de  mai 68 et son influence sur notre société, il serait bon, de faire une sorte d'inventaire  de ce que cette "révolution" a laissée.

Depuis le début de l'année, on ne compte plus le nombre de livres, d'articles, qui nous livrent les souvenirs des uns et l'analyse des autres.

Dans notre société, où tout se consomme, même la révolution, mai 68, n'y échappe pas.

Jusqu'au magasin "Fauchon", temple du luxe, qui sort ces temps-ci un thé "Mai 68, au parfum de révolution".

Mai 68, comme toutes les révolutions, a été menée par des nantis, des "fils à papa", qui voulaient jouer à la panoplie du "parfait révolutionnaire".

Eux qui voulaient changer le monde, instaurer de plus justes rapports entre les hommes, se sont vite convertis à cette économie de marché, qu'ils haïssaient.

D'éleveurs de chèvres au Larzac, potiers en Poitou, ou fermiers communautaires, ils sont aujourd'hui, revenus de leurs illusions, en arborant les vétements de chefs d'entreprise, publicitaires, directeurs de grands journaux, qui font l'opinion.
Ils sont devenus ce que les sociologues appellent "les bobos", chefs de file de la "gauche-caviar".

Leur célèbre slogan "jouir sans entrave", est devenu celui de notre modèle ultra-libéral, pour qui rien de doit plus exister entre le consommateur et le produit.

Nous pensons qu'en consommant toujours plus, nous seront plus heureux, plus libres, alors  qu'au contraire, les produits que nous achetons, nous enchaînent impitoyablement.
C'est l'un des effets pervers de mai 68.

Notre société est "molle" et "dure" à la fois; molle par la pensée qui ne produit plus rien d'exaltant, de beau, de bien, de vrai; dure car les rapports entre les hommes, n'ont jamais été aussi âpres.

Par une fausse compréhension des rapports entre les hommes et les femmes, on a "tuer" le père et tout ce qu'il représente: l'autorité, le respect, l'altérité.
Nous en voyons les effets néfastes, autour de nous. Qui n'a pas de famille ou les parents se sont séparés,les enfants ballottés entre leur deux parent, familles décomposées, recomposées...Y compris jusqu'à notre Éducation Nationale, ou Jack Lang, n'a-t'il pas été jusqu'à vouloir interdire les mentions au bac, pour ne pas désavantager ceux qui n'avaient pas de bonnes notes.

Le fameux slogan "Il est interdit d'interdire", a eu comme conséquences entr'autre, l'irrespect des élèves vis-à-vis de leurs professeurs...Et jusqu'aux émeutes de 2005 (bien sur, je ne nie pas qu'il y ait des causes multiples à ces émeutes).
En effet, les jeunes impliqués dans ces émeutes, avaient et ont toujours une haine viscérale de tout ce qui touche de près ou de loin, à l'autorité, à la hiérarchie.

Alors, oui, il est plus que temps de tourner le dos à ce "grand vide existentiel ", qu'à été mai 68 !

Nous, royalistes, qui voulons mettre à la tête de l'État, un roi, donc un père, avec une famille, sommes les mieux à même, de proposer une autre alternative, à la crise morale, qui touche notre pays...Crise morale, fruit des évènements de 1968, lui-même héritier des fameuses "Lumières" du XVIIIe siècle, qui ont abouties à la Révolution dite française.

A place de notre devise nationale, abstraite, comme toutes les idéologies, nous pourrions proposer celle-ci : "Ne fais pas aux autres, ce que tu ne voudrais pas que l'on te fasse !", car il n'existe pas de vraie liberté, sans respect !

Jean-François.