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09.05.2008
MAI 68 : L'HERITAGE.
A l'heure où les médias de quelque bord politique, qu'ils soient, nous rabâchent les oreilles de mai 68 et son influence sur notre société, il serait bon, de faire une sorte d'inventaire de ce que cette "révolution" a laissée.
Depuis le début de l'année, on ne compte plus le nombre de livres, d'articles, qui nous livrent les souvenirs des uns et l'analyse des autres.
Dans notre société, où tout se consomme, même la révolution, mai 68, n'y échappe pas.
Jusqu'au magasin "Fauchon", temple du luxe, qui sort ces temps-ci un thé "Mai 68, au parfum de révolution".
Mai 68, comme toutes les révolutions, a été menée par des nantis, des "fils à papa", qui voulaient jouer à la panoplie du "parfait révolutionnaire".
Eux qui voulaient changer le monde, instaurer de plus justes rapports entre les hommes, se sont vite convertis à cette économie de marché, qu'ils haïssaient.
D'éleveurs de chèvres au Larzac, potiers en Poitou, ou fermiers communautaires, ils sont aujourd'hui, revenus de leurs illusions, en arborant les vétements de chefs d'entreprise, publicitaires, directeurs de grands journaux, qui font l'opinion.
Ils sont devenus ce que les sociologues appellent "les bobos", chefs de file de la "gauche-caviar".
Leur célèbre slogan "jouir sans entrave", est devenu celui de notre modèle ultra-libéral, pour qui rien de doit plus exister entre le consommateur et le produit.
Nous pensons qu'en consommant toujours plus, nous seront plus heureux, plus libres, alors qu'au contraire, les produits que nous achetons, nous enchaînent impitoyablement.
C'est l'un des effets pervers de mai 68.
Notre société est "molle" et "dure" à la fois; molle par la pensée qui ne produit plus rien d'exaltant, de beau, de bien, de vrai; dure car les rapports entre les hommes, n'ont jamais été aussi âpres.
Par une fausse compréhension des rapports entre les hommes et les femmes, on a "tuer" le père et tout ce qu'il représente: l'autorité, le respect, l'altérité.
Nous en voyons les effets néfastes, autour de nous. Qui n'a pas de famille ou les parents se sont séparés,les enfants ballottés entre leur deux parent, familles décomposées, recomposées...Y compris jusqu'à notre Éducation Nationale, ou Jack Lang, n'a-t'il pas été jusqu'à vouloir interdire les mentions au bac, pour ne pas désavantager ceux qui n'avaient pas de bonnes notes.
Le fameux slogan "Il est interdit d'interdire", a eu comme conséquences entr'autre, l'irrespect des élèves vis-à-vis de leurs professeurs...Et jusqu'aux émeutes de 2005 (bien sur, je ne nie pas qu'il y ait des causes multiples à ces émeutes).
En effet, les jeunes impliqués dans ces émeutes, avaient et ont toujours une haine viscérale de tout ce qui touche de près ou de loin, à l'autorité, à la hiérarchie.
Alors, oui, il est plus que temps de tourner le dos à ce "grand vide existentiel ", qu'à été mai 68 !
Nous, royalistes, qui voulons mettre à la tête de l'État, un roi, donc un père, avec une famille, sommes les mieux à même, de proposer une autre alternative, à la crise morale, qui touche notre pays...Crise morale, fruit des évènements de 1968, lui-même héritier des fameuses "Lumières" du XVIIIe siècle, qui ont abouties à la Révolution dite française.
A place de notre devise nationale, abstraite, comme toutes les idéologies, nous pourrions proposer celle-ci : "Ne fais pas aux autres, ce que tu ne voudrais pas que l'on te fasse !", car il n'existe pas de vraie liberté, sans respect !
Jean-François.
22:36 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mai 68, société, révolution






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