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29.04.2008
EDUCATION: EN ARRIERE TOUTE ?
Elles ont été quelque peu amendées, à la demande des syndicats, qui ne sont pas satisfaits, à l'heure actuelle et qui ont déposé un préavis de grève pour le 15 mai.
Pour une fois, que ces réformes vont dans le bon sens, je ne peux que saluer l'initiative.
En quoi consiste donc ces réformes ?
Les programmes, se recentre sur les fondamentaux que sont le français et les mathématiques, réparties sur vingt-quatre heures hebdomadaires, au lieu de vingt-six, actuellement.
Partant du constat que 15% des adolescents qui arrivent au collège, sont en échec scolaire, le ministre, veut faire de l'école primaire, "le premier étage de la fusée, réussite pour tous".
L'apprentissage de la lecture et de l'écriture, se feront de manière plus traditionnelle, que par le passé; de même, le ministre voulait que la division, soit au programme dès le CE1, les syndicats ont obtenu qu'elle le soit à partir du CE2.
De même, le ministre a voulu réintroduire des cours d'instruction civique et de morale, mesure considérée par les syndicats comme passéiste. Les éléves par exemple, réapprendront le respect dû à leur instituteurs/trices et le vouvoiement vis-à-vis de ces derniers.
Bien entendu les syndicats sont assez mécontents dans l'ensemble, en insistant sur le côté "rétrograde" selon eux de ces mesures, mais aussi en disant qu'avec une réduction des effectifs, pour la rentrée prochaine, il sera difficile d'appliquer la réforme.
Pourtant, depuis des décennies, nous avons assisté à un nivellement par le bas, de l'éducation et de l'enseignement, sous le prétexte idéologique, que 100% des élèves devaient avoir le bac, qui va de paire avec une dévalorisation des métiers manuels et de l'apprentissage.
Combien de lycéens bacheliers, savent faire correctement des divisions et des problèmes, du niveau CM2 ?
Combien d'entre eux, savent écrire une dictée, sans faire de faute à chaque ligne ?
Bref, notre enseignement est malade, d'abord d'une certaine idéologie, qui a empêché toute réforme de bon sens, depuis des années.
Là, nous voyons à l'oeuvre les agissements corporatistes (au mauvais sens du mot), des enseignants, en dépit du bon sens commun. Je sais que par ces propos, je vais me faire quelques inimitiés , de la part d'amis instituteurs et professeurs, mais je crois que notre Éducation Nationale, avait besoin d'une telle réforme.
Bien entendu, je suis à l'écoute de toute critique, qui voudra bien s'exprimer ici, de la part du corps enseignant.
Pour aller plus loin, vous pouvez aller sur le site de La Croix.
Jean-François.
18:44 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : éducation nationale, darcos






Commentaires
Attention : le problème de l'éducation nationale n'est pas si simple !!! Le ministre a donné une vision simpliste et inacceptable de notre métier... Comme s'il suffisait de remettre dictées et morale pour tout régler ! Non... L'école est devenue le lieu qui devrait être magique et régler tous les problèmes de la société ! Les enseignants doivent être à la fois : enseignants, éducateurs, parents, confidents, assistants sociaux etc etc... Ce n'est plus possible ! Alors, même avec une dictée chaque jour, rien ne changerait : l'école était autrefois un ascenseur social : on travaillait pour bien s'insérer dans la société et dans le monde du travail... Ce n'est plus le cas... Quant à la morale, les enseignants que je défendrai toujours bec et ongles ne cessent d'en faire et d'en refaire ! Mais voilà... Là encore, la société est là... elle détruit souvent ce qui est fait à l'école... Ne pas voler ? se respecter ??? Et si l'exemple venait aussi des adultes et des responsables politiques ??? Ca nous aiderait beaucoup... Oui il faut changer l'école... Non cela ne se fera pas sans les enseignants... Contrairement à ce que dit le ministre, nous n'avons JAMAIS été consultés !!! La véritable politique de l'enseignement , et cela depuis des dizaines d'années, consiste à dire que "pendant que les élèves sont en classe ils ne font pas de bêtises à l'extérieur..." Voilà tout ce qui compte... Dans les classes ??? les enseignants sont désespérement seuls pour TOUT gérer...
Ecrit par : Jean-Marie WANTE | 30.04.2008
Cher Jean-Marie, je comprends vos préoccupations et la charge inaccéptable qui est la vôtre.
Bien sûr, vous ne pouvez remplacer ni les parents, ni les travailleurs sociaux, mais vous conviendrez avec moi, que les différentes réformes qui ont lieu depuis prés de 30 ans dans l'Education Nationale, n'ont pas toujours été heureuses: méthode globale, cours d'histoire non-chronologique...
Pour le respect, je me souviens (j'ai 46 ans), lorsque notre professeur, assis sur le bord de son bureau, nous a demander de le tutoyer, eh bien, pour moi, ça été le début de la fin...Et aujourd'hui, on voit où ça mène: violence vis-à-vis des enseignants (bien sur, ce n'est pas la seule origine de la violence:démission des parents, pauvreté...).
Je suis peut-être "vieille France", mais je crois beaucoup au B A, BA, et au respect.
Les gens qui n'ont que le certificat d'études, disent qu'ils ont quasiment un niveau bac (pour ne pas la nommer, ma mère).
Malgré tout, je concois, que votre travail, n'est pas facile.
Ecrit par : Jean-François | 30.04.2008
Il y a sans doute eu des expériences malheureuses ça et là... mais il ne faut pas en faire une généralité. J'ai à peu près votre âge. Je suis allé à l'école publique. Jamais un enseignant nous a demandé de le tutoyer... La misère intellectuelle existait également à cette époque. Mais elle ne se voyait pas car les plus démunis à ce niveau quittaient l'école et il n'était pas pour eux question du moindre diplôme, pas même un certificat d'études ! L'orthographe... Pourquoi apparaitrait elle encore utile à nos jeunes alors qu'on vit dans un monde fait d'images mais plus de texte ??? Je pense qu'il faut penser à la place de la culture dans la société... Elle en est presque totalement absente... Je comprends votre réaction face au problème, mais je suis encore plus inquiet que vous car la solution me semble lointaine... et complexe... En tout cas, elle ne passe pas, à mon avis, par un simple retour de la dictée et de la morale... C'est la solution simpliste trouvée par un ministre pour rassurer le bon peuple de France qu'on prend de plus en plus pour un idiot... (par exemple, veut on sauver le français ??? je n'en suis pas certain... il serait si simple et moins coûteux que tout le monde parle l'anglais... je suis certain que bon nombre de têtes pensantes à Bruxelles y songent... Non ?)
Ecrit par : Jean-Marie WANTE | 30.04.2008
Au moins une chose, sur laquelle nous sommes d'accord, c'est sur la place du français, qui est de moins en moins importante, dans le domaine des relations avec les Etats.
Ecrit par : Jean-François | 30.04.2008
Me permettez vous de donner mon petit avis sur la question ? L'avis d'un jeune étudiant de 22 ans, qui a subi en partie le système et qui veut devenir enseignant depuis l'âge de 8 ans ?? Je ne connais pas encore tous les problèmes de l'enseignement mais j'en parle assez souvent avec des amis enseignants pour essayer de me faire ma petite idée, qui il est vrai reste un apriori donc à portée limitée.
D'abord on ne rendra jamais assez hommage aux profs ! combien d'élèves ont réussi à se dépasser, appris à prendre confiance en eux grâce à des profs ? Pour moi le seul vrai problème des professeurs vient de leur recrutement. Je ne parle pas de leurs études qui sont toujours très bonnes. Après tout ils ont réussi des concours donc ils ont le savoir qu'il faut(à ce sujet notre cher gouvernement est entrain de pondre une réforme sur les filières à suivre pour l'enseignement si j'ai bien compris. En gros on se limiterait à des études générales, avec des options pour spécialité mais/et avec obligation de faire un master en science de l'éducation et non dans sa spécialité. Et apperement les grands concours seraient exclusivement réservés aux prépas. Info ou intox à vérifier...). Non ce qu'il manque pour un certains nombre c'est la motivation. Pour moi un enseignement est un véritable sacerdoce. Et je ne comprends toujours pas que l'on accepte comme enseignants des gens qui y viennent car ils ont des dplômes, ne savent pas quoi en faire alors tentent les concours de l'enseignement. Que vous le vouliez ou non ça existe encore. Donc les concours c'est bien mais peut être faudrait il recruter des enseignants plus motivés, des gens qui veulent se donner sans compter.
Je dis avoir subi le système car je me rends compte aujourd'hui que même avec de la bonne volonté, mes enseignants, surtout au primaire ne nous ont pas aidé à avoir des bases clairs (mathématique, françaisen particulier). Maintenant est ce qu'ils ont été limité par des directives ministérielles (programmes, etc..) ou parce qu'elles n'avaient pas ce feu sacré. Je ne sais pas mais le fait est là. Je suis arrivé en sixième en ayant un sérieux déficit dans les bases. Déficit que je paie encore aujourd'hui (fautes d'orthographe et de syntaxe en vois tu en voilà) mais que j'essai de corriger. mais on ne rattrappe pas dix ans de retard comme ça. Dieu merci j'ai eu des enseignants en première et terminale en particulier qui m'ont donné le goût de l'exigence de manière plus importante que celui que j'ai déjà naturellement. Et oui c'est vrai vous avez raison Jean-Marie la société détruit ce que l'école apprend. Si j'avais plus écouté mes parents que mes enseignants je ne serais pas ou j'en suis aujourd'hui. Enfin je suis un peu excessif là mais je veux dire par là que chez moi on n'a rien fait pour m'aider à réussir mon cursus scolaire: pas de livre à la maison, pas de musique, pas de cours de rattrapage pour les matières ou je n'étais pas bon alors que tous mes amis, issus de bonnes familles (bourgeoises, aristos) ou dont les parents étaient cadres sup ou enseignants pour la plupart ont eu tout ça ! Je dis ça pour montrer que lorsqu'on a un milieu porteur ça aide à réussir ses études. C'est pourquoi je suis sur que les problèmes de l'école ne seront pas réglés tant que notre société sera sur la pente descendante d'un point du vu du respect de la personne, du droit, de l'autorité, des différences, etc..
Jean-Marie, effectivement il faut penser à la culture dans la société, mais pourquoi ne pas apprendre les bases, les classiques avant pour apprendre à apprécier avec un oeil nouveau ce qui se passe aujourd'hui. Il y a là tout un travail pédagogique à faire passionnant. Pourquoi apprendre encore aujourd'hui dans un monde fait d'image les lettres, l'orthographe, sans aller jusqu'au bon excès du latin et du grec ? mais parce que les mots sont des images et qu'on les utilise constemment. Connaître ce qui nous est naturel serait là aussi un bon moyen pour comprendre ce qui nous ait imposé car on ne choisit pas les images que l'on voit mais on choisit les mots qui servent à illustrer ces images (excusez moi je divague...).
Il est clair que la morale et la dictée quotidienne ne changeront pas tout mais n'est ce pas un petit élément parmi tant d'autres. Et la solution ne vient elle pas de la collection de tout ses petits éléments ? Alors peut être que ça vaut le coup d'essayer... Mais vous avez raison cela reste une solution simpliste, du moins rapide pour faire croire que les choses vont revenir comme au bon vieux temps. A mon avis ça c'est plus pour se donner du temps pour travailler d'autres réformes et faire croire au peuple que tout va bien et qu'il n'y a rien à regarder ou alors c'est que le gouvernement, composé d'hommes comme les autres, c'est à dire naturellement lâche, fait le minimum populaire histoire de ne s'y casser les dents.
Je conçois l'éducation comme un moyen de se libérer (oui je sais ça fait très philosophie des Lumières) de ses peurs, de ses apriori pour devenir un homme libre et capable de choix. En même temps on peut très bien vivre sans avoir de culture, sans savoir écrire un mot, etc... donc est ce que par hasard on ne voudrait pas donner à l'école un plus grand rôle qu'elle n'a et est ce qu'on ne veut pas la sacraliser ? (désolé mais j'aime bien remettre les choses en cause).
Non Jean-François le niveau du bac n'a pas spécialement baissé il a juste changé. On ne peut plus le comparer alors pensez le certificat d'étude. Le problème c'est qu'on a changé le bac sans garder les bases nécessaires, c'est à dire le savoir de base qui reste la matière première pour la réflexion.
excusez moi pour un si long commentaire... j'espère faire avancer quelques idées sinon tant pis pour moi..
Ecrit par : cyril | 30.04.2008
Merci cher cyril, pour ton commentaire.
Il est vrai que tout n'est pas blanc ou noir, mais il faut se demander pourquoi, il y a un tel taux d'échec scolaire à l'entrée de la 6e ?
Ecrit par : Jean-François | 30.04.2008
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