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21.04.2008
CRISE DU CREDIT : EXISTE T'IL UNE SOLUTION?
A l'heure, où le monde financier et économique, craint une crise proche de celle qui a ébranlé le monde occidental en 1929, il est peut-être temps, de songer à une alternative.
Nous voyons, que les aberrations du libéralisme sauvage, ont conduit à ruiner des petits propriétaires aux États-Unis, avec la fameuse crise des "subprimes", ces crédits à taux variables, qui finissent par étrangler ceux qui y ont souscrits.
De plus, l'affaire "Kerviel", a montrer, que le capitalisme boursier, donc spéculatif, fait courir un risque à l'économie mondiale.
Les États-Unis, sont les premières touchées, et les analystes financiers, prévoient que cette crise, dont on ne connaît pas encore les conséquences, vont toucher les pays dits émergents et l'Europe, fin de cette année et début 2009.
L'idée de ce billet, m'est venu, car lorsque je discute sur des fora royalistes, j'avoue être consterné, par l'attitude des royalistes, eux-mêmes, qui sacrifie sur l'autel du tout libéral.
Il est bien loin, le temps, où leurs aînés, face à l'industrialistaion croissante des années 1840-70, se sont émus de la misère qui touchaient les pauvres de leurs contemporains.
Il faut dire, qu'ils étaient tous chrétiens, et que pour eux l'amour du prochain, voulait dire quelque chose.
Ces mêmes hommes, à la suite de l'Eglise, quelquefois la précédent, ont élaboré une pensée économique, dont l'homme était le centre.
Cette pensée ou plutôt ce courant, s'est appelé le "catholicisme social", parfois appelé aussi "corporatisme", car il faisait grand cas, des organisations socio-professionnelles, sur le modèle des corporations du moyen-âge, abolies par la révolution, elle-même.
On a même pu parler à son encontre, de socialisme chrétien, terme qu'à revendiqué une de ces plus éminents représentants, le marquis de La Tour du Pin.
Dans la première moitié du XXe siècle, ce mouvement, a rencontré le "Personnalisme", d'Emmanuel Mounier,courant philosophique, mettant l'accent sur l'homme, non pas comme individu, mais comme personne.
Face aux grandes idéologies, qui ont écrasé la personne humaine, comme le communisme et le nazisme, des femmes et des hommes, se sont levés, pour défendre la valeur inestimable de la vie humaine.
Aujourd'hui, le monde est divisé (de moins en moins, il est vrai), entre deux systèmes économiques, antinomiques : le socialisme (devenu sociale-démocratie) et le libéralisme.
D'un côté, le socialisme, qui, sous prétexte de justice sociale, nationalise l'économie, et c'est l'Etat, qui dirige tout, le fameux concept de l'État-Providence. La caricature de ce système, a été atteint par les "démocraties populaires de l'ancien bloc de l'est. De l'autre, le libéralisme, en insistant sur la liberté et à l'individu, atomise complètement la société, livrant les travailleurs aux seules forces du profit. Le type même de ce système, c'est l'économie américaine.
C'est justement dans ces pays anglo-saxons, qu'est venue la contestation de ce système économique; reprenant les grandes idées du catholicisme social, mais en l'adaptant au monde d'aujourd'hui, ils sont à l'origine de ce que l'on nomme le "Distributisme". Ce courant économique, appelé aussi "troisième voie",dont les principaux représentants sont Gilbert Keith Chesterston et Hillaire Belloc.
D'après ce système économique, la propriété des moyens de production devrait être répandu le plus généreusement au sein de la population, plutôt que d'être centralisée sous le contrôle de quelques bureaucrates, comme dans le socialisme ou quelques riches individus, comme dans le capitalisme, qui tourne à la ploutocratie.
Le "Distributisme", donne une grande importance à la "subsidiarité" (que j'ai déjà traité plus haut) et à la solidarité. Ce courant défend l'importance du syndicalisme, non comme opposant les patrons et les ouvriers, mais plutôt comme un ensemble où patrons et ouvriers d'un même secteur professionnel, travaillent ensemble pour l'amélioration de tous. Il défend aussi, les PME, voir TPE, artisanales, grand vivier d'emplois. De même, il est pour la suppression pur et simple du système bancaire, ou tout au moins, de son fondement basé sur le profit. Il accorde une grande importance à la famille,qui est la cellule fondamentale de la société; société, composée de familles.
Le "Crédit social" , proche du "distributisme", désire, que le but du système monétaire ( le crédit), concoure à l'amélioration de la société (social). ce courant est très représenté au Canada, particulièrement au Québec.
En France, le distributisme, est pratiquement inexistant, pourtant des hommes (Philippe Maxence et Denis Sureau) et des revues (l'Homme Nouveau), des maisons d'édition (Ad Solem) pour la plupart, catholiques, s'intéressent à cette "troisième voie".
Il serait bon que nous, royalistes, qui proposons une autre alternative politique et institutionnelle, puissions être innovants aussi, dans le domaine économique et que nous ne nous ne contentions pas d'être conformistes. Bien sûr, je ne nie pas la réalité de notre monde,mais à notre niveau, là où nous sommes, nous pouvons tous faire quelque chose, comme soutenir des initiatives tel que le micro-crédit, l'économie solidaire...
Pour aller plus loin, vous pouvez consulter les articles consacrés à ce sujet sur wikipédia. ici et là.
Jean-François.
19:56 Publié dans Reflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, société, politique




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